Les «Perspectives marchés émergents» présentent des mises à jour trimestrielles de notre équipe de recherche, offrant une analyse approfondie de l’évolution économique, des tendances du marché et des opportunités d’investissement dans les économies émergentes.
Deuxième trimestre 2026
Déclarations clés
- Forte dépendance au pétrole importé et réserves limitées : la guerre en Iran frappe de plein fouet l’Asie du Sud
- Les banques centrales des ME réagiront vite, le bond des prix de l’énergie dopant les prévisions d’inflation
- Grandes réserves de pétrole et faible pression inflationniste : la Chine souffre peu du conflit actuel
En un chiffre
La guerre en Iran pèse lourdement sur l’économie mondiale. La fermeture du détroit d’Ormuz réduit d’environ 20% le pétrole brut mondial transporté par voie maritime. L’Asie est particulièrement touchée, car environ 90% du brut transitant par Ormuz sont destinés aux économies asiatiques. Si l’Asie du Nord est assuré à court terme grâce à d’importantes réserves, les économies d’Asie du Sud ressentent déjà nettement les effets du blocage du détroit. L’ampleur et l’étendue des impacts dépendront avant tout de la durée de la guerre et des ruptures d’approvisionnement qui en résulteront.
En un graphique
La hausse des prix de l’énergie due à la guerre en Iran creuse le fossé entre les importateurs nets d’énergie, souffrant de la hausse des coûts, et les exportateurs nets, qui profitent de meilleurs termes de l’échange, dont plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. Mais c’est la Russie qui en profite le plus, et qui ressort comme la grande gagnante de la situation. Les Etats-Unis ayant temporairement assoupli certaines sanctions, la demande de pétrole brut russe repart à la hausse. Associé à la hausse des prix du pétrole, cela confère un avantage financier temporaire à l’économie de guerre russe.