La qualité du réseau de transports publics représente le premier critère de sélection pour les investisseurs immobiliers, selon la dernière étude conjointe du cabinet PwC et de l’association Urban Land Institute.

Les transports publics arrivent en tête des critères de sélection des investisseurs immobiliers. C’est l’un des enseignements plutôt surprenants de la 17ème édition sur les tendances émergentes en matière d’immobilier d’entreprise en Europe rendue publique le 13 novembre 2019 et réalisée par le cabinet de conseil et d’audit PwC (ex-PricewhaterhouseCoopers) et l’Urban Land Institute (ULI), une association internationale oeuvrant pour l’usage « responsable » du sol (durabilité, croissance rationnelle, développement urbain concentré). D’après cette étude menée auprès de 900 professionnels de l’immobilier du Vieux continent, 58% d’entre eux estiment que la fiabilité et la densité des transports publics (métro, bus, tramway, trains de banlieue) constituent un point « très important » au moment d’opter pour un projet immobilier dans une ville.

Ex-aequo, le dynamisme économique de la métropole et le retour sur investissement du projet arrivent en deuxième position, avec 45% des réponses chacun (les investisseurs avaient la possibilité de citer plusieurs critères). Figurent ensuite le potentiel de développement (43% des citations), la taille du marché et sa liquidité (42%) et l’environnement réglementaire (38%). Étonnamment, l’attractivité de la ville en matière de main-d’œuvre et son leadership arrivent seulement aux huitième et neuvième rangs, avec respectivement 31% et 20% des réponses.

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Une importance logique

À bien y réfléchir, l’importance des transports publics dans les choix des investisseurs immobiliers paraît somme toute logique. Les salariés ayant tendance à habiter de plus en plus loin de leur lieu de travail, compte tenu notamment de la hausse des prix de l’immobilier, il est primordial qu’ils puissent facilement rejoindre leur bureau. Les villes s’étant engagées dans une chasse à la voiture pour des questions de santé publique (les particules émises par la combustion du carburant engendrent des problèmes respiratoires et des cancers), l’offre de transports publics devient encore plus essentielle. Sans oublier la prise de conscience du changement climatique.

La qualité et le maillage des transports publics parisiens expliquent, entre autres, pourquoi la capitale française devrait recevoir le plus d’investissements immobiliers en 2020 parmi les métropoles européennes, toujours selon l’étude PwC-ULI. Paris devance ainsi Berlin et Francfort. Pour cause de Brexit, Londres se classe seulement à la quatrième place, devant Madrid, Amsterdam, Munich, Hambourg, Barcelone et Lisbonne. La seule autre ville française à faire partie du « Top 30 » est Lyon, au 26ème rang.