Le mois d’août a été dominé par le symposium de Jackson Hole, où Jerome Powell a adopté une posture accommodante (« dovish »), renforçant les anticipations d’une baisse des taux dès septembre. Les marchés ont réagi favorablement, avec une baisse marquée des taux américains et une performance positive des actions, notamment du S&P 500 (+2,02 %). En Europe, la dynamique reste plus contrastée, entre inflation allemande supérieure aux attentes et tensions politiques en France. Le segment High Yield affiche des résultats positifs, avec une nette surperformance du marché américain (+0,98 %) portée par le resserrement des spreads et l’effet taux, tandis que l’Euro HY progresse modestement (+0,05 %).
Notre stratégie High Yield
Le mois d’août a été rythmé par le traditionnel symposium des banquiers centraux à Jackson Hole, événement phare de l’été. Le discours de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, était particulièrement attendu dans un contexte de pressions croissantes de l’administration Trump en faveur d’une baisse des taux. En amont de ce rendez-vous, les marchés sont restés relativement stables, portés par une croissance américaine toujours résiliente et des chiffres d’inflation conformes aux attentes, bien qu’en légère progression.
En Europe, l’inflation allemande a surpris à la hausse, tandis que la France fait face à des tensions politiques renouvelées, alimentant les incertitudes budgétaires.
Le point culminant du mois fut sans conteste le discours de Powell à Jackson Hole, marqué par une tonalité résolument « dovish ». Cette posture a renforcé les anticipations d’un assouplissement monétaire dès septembre, faisant grimper la probabilité d’une baisse des taux de 75% à 90%. Les marchés ont réagi positivement : les taux américains ont reculé, notamment sur les maturités courtes, accentuant la pentification de la courbe (évolution post-Jackson Hole : 2 ans : -25 pb, 5 ans : -20 pb, 10 ans : -14 pb, 30 ans : -9 pb). Les indices actions ont terminé le mois en territoire positif, avec une performance notable du S&P 500 à +2,02%.
En zone euro, la dynamique fut plus contrastée. Malgré une performance globale positive, les marchés restent sous pression, en raison de l’inflation allemande supérieure aux attentes et des inquiétudes liées aux dérapages budgétaires, notamment en France, sur fond d’instabilité politique. Le segment du High Yield a enregistré des performances positives : +0,05% pour l’Euro HY et +0,98% pour le US HY. La surperformance du marché américain s’explique par un resserrement significatif des spreads et une contribution favorable de l’effet taux post-Jackson Hole.
En Europe, le portage a été le principal moteur de performance, les primes de risque s’étant légèrement écartées et les taux souverains ayant pesé négativement. Comme souvent en août, l’activité est restée modérée : baisse des volumes échangés, flux légèrement positifs sur la classe d’actifs, et émissions primaires en net repli par rapport aux mois précédents. Les résultats semestriels des entreprises du segment HY sont globalement bien orientés, bien que certaines pressions sectorielles, notamment dans la chimie, se font sentir.
Dans ce contexte, nous avons maintenu une allocation prudente, sans ajustement majeur. Le marché synthétique (CDS) restant robuste, nous avons saisi l’opportunité d’ajouter de la protection dans les portefeuilles lorsque cela était possible, afin de réduire l’exposition aux primes de risque à moindre coût. Enfin, nous avons pris des profits sur certaines émissions récentes, notamment des titres subordonnés ou issus de secteurs cycliques, dont les performances ont été particulièrement solides.