En juillet, les marchés financiers ont poursuivi leur dynamique positive, portés par un environnement macroéconomique globalement favorable et par l’apaisement des tensions liées aux tarifs douaniers. L’inflation continue de se modérer et la croissance reste positive. Ce contexte a soutenu les actifs risqués, en particulier le segment du High Yield, qui enregistre des performances positives grâce au resserrement des primes de risque. Parallèlement, les taux souverains ont connu une remontée de part et d’autre de l’Atlantique avec la FED et la BCE adoptant des postures plus prudentes. Si les marchés anticipent à ce stade un scénario central favorable, les sources de volatilité restent nombreuses : tensions géopolitiques, incertitudes tarifaires, risques de récession et/ou de reprise de l’inflation. Dans ce contexte, le portage reste un pilier essentiel des stratégies d’investissement sur les marchés obligataires.

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Le portage est un élément clé de la stratégie d’investissement.

Notre stratégie High Yield

Les tensions commerciales ont de nouveau occupé le devant de la scène au mois de juillet. Un accord a été conclu entre les États-Unis et le Japon, tandis que l’administration Trump intensifiait la pression sur l’Union européenne, menaçant d’une hausse des droits de douane à compter du 1er août. Finalement, un compromis a été trouvé entre Washington et Bruxelles, prévoyant l’instauration d’un tarif douanier uniforme de 15% sur les biens d’origine européenne importés aux États-Unis. Certaines catégories de produits bénéficient toutefois d’exemptions, notamment les aéronefs et pièces aéronautiques, certains équipements liés aux semi-conducteurs, des produits chimiques et matières premières spécifiques, ainsi que certains produits agricoles ciblés. Les droits de douane sur l’acier et l’aluminium demeurent inchangés à 50%, bien qu’un mécanisme de quotas ait été introduit afin de permettre certaines importations hors taxation. Les marchés ont accueilli favorablement cet accord, considéré comme le scénario le plus constructif parmi les différentes options envisagées. Néanmoins, l’imprévisibilité de la politique commerciale américaine continue de constituer une source de volatilité potentielle. Sur le plan macroéconomique, le contexte reste globalement favorable : l’inflation poursuit sa décrue et la croissance, bien que modérée, demeure positive.

Dans ce climat, les marchés financiers ont poursuivi leur progression, atteignant de nouveaux sommets. Les indices boursiers ont enregistré des performances positives en juillet (S&P 500 : +2,24% ; Eurostoxx 50 : +0,47%). Le marché du crédit a également bénéficié de cette dynamique, avec des primes de risque proches de leurs plus bas historiques. En revanche, les taux souverains ont affiché des performances négatives, la BCE ayant marqué une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire et la FED ayant adopté une posture prudente concernant de futures baisses de taux. Les perspectives pour les prochaines réunions demeurent incertaines. En Europe, le taux allemand à 5 ans a progressé de 12 points de base, tandis que son équivalent américain a augmenté de 18 points de base.

Le segment du High Yield a profité de ce contexte porteur, enregistrant un quatrième mois consécutif de performance positive. En Europe, les obligations à haut rendement ont progressé de 1,18%, soutenues par un resserrement des primes de risque de 38 points de base. Aux États-Unis, le resserrement a été plus modeste (-10 points de base), expliquant une performance plus contenue (+0,19% en Euro). Cette dynamique favorable s’explique par des facteurs techniques solides, notamment des flux de souscriptions soutenus, permettant d’absorber un volume toujours élevé sur le marché primaire.

Les sources potentielles de volatilité restent nombreuses : tensions géopolitiques, incertitudes tarifaires, risque de récession, éventuel retour de l’inflation, ou encore impact des droits de douane sur les résultats des entreprises. Si le scénario central demeure optimiste, le potentiel de resserrement supplémentaire des primes de risque semble désormais limité. Dans ce contexte, le portage reste un levier essentiel dans la stratégie d’investissement.

Nous poursuivons la diversification des portefeuilles via le marché primaire. Les durations ont été légèrement réduites, tout en conservant une exposition supérieure à celle du marché. Le risque crédit est resté globalement stable. Compte tenu de la valorisation élevée des marchés, nous avons pris des bénéfices sur les titres les plus performants, principalement dans les secteurs cycliques, au profit d’une sélection plus rémunératrice, orientée vers des secteurs défensifs.